Pour sa 12éme création, la compagnie Médiane se propose de sculpter la lumière dans les replis de la scène pour y raconter une légende familiale intemporelle faite de quotidien, de bonheurs simples et de silence. Il s’agit pour cette création de mélanger des instants de vie choisis, des histoires passées et à venir, avec en filigrane « la fable du secret ». Pour cela, un jeu très précis d’écrans manipulés est mis en place. Les séquences d’images projetées alternent et se combinent avec la lumière de scène. Grâce à la diversité des projections, la manipulatrice incarne les personnages. Quand elle ne déplace pas les écrans, elle devient « la mariée », « le conteur » ou « le musicien ». A la manière des sous-titres du cinéma, la fable s’écrit en lumière sur les écrans. Ce qui ne peut être dit, peut être lu… Si le jour de ses noces, les rêves de la mariée pouvaient s’imprimer sur son voile, qu’y verrait-on ? Et si sa vie future pouvait défiler dans ses jupons, que ferait-elle ?
Le spectacle s’inspirera des photos souvenirs de tout à chacun :
Les photos de famille se projettent spontanément sur l’opacité des pages d’un livre. Elles peuvent éclabousser les écrans et devenir à leur tour images d’ambiance. Mises bout à bout, elles deviennent de courts films à la manière du cinéma noir et blanc et sont également des fragments de films muets aux couleurs passées par le temps. Ces images sont des garantes non objectives de souvenirs à venir, des instants de vie vécus comme autant d’anecdotes communes à tous.
Les figures isolées se promènent tranquillement dans la rigidité des tarlatanes à jupon, insaisissables et mystérieuses. Ce sont pour la grande majorité d’entre elles, des figures animales sans cadre, isolées de tout contexte. Elles composent un bestiaire d’animaux familiers, les confidents du narrateur. Ce sont les gardiens de la légende.
Les images d’ambiances se perdent volontiers dans la brillance des tissus moirés propres aux robes de soirée. Choisies pour leurs qualités de mouvement et leurs couleurs, elles sont redessinées, renversées et multipliées à l’envie. Ce sont elles qui permettent au public de plonger dans l’intimité du labyrinthe d’écrans. Elles sont la respiration des histoires, le lien entre les différents moments de la narration.
Scolaires à partir du CP : les jeudi 9 et vendredi 10 décembre
Création 2010 : la compagnie Médiane sera en résidence au PJP en octobre 2010 |